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Navigation solaire à la voile : la start-up GAMA

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Navigation solaire à la voile : la start-up GAMA

Découvrir de nouvelles planètes, faire de la science dans l’espace à coûts et risques maitrisés, de la logistique du futur, tels sont les rêves embarqués dans la startup Gama, société française basée à Ivry, qui met au point une voile solaire propulsée dans l’espace par la lumière solaire.

Soutenue par des entités publiques françaises telles que le CNES accompagnant techniquement la startup de A à Z ou la BPI (Banque Publique d’Investissement) qui lui apporte une aide financière, Gama s’entoure aussi de soutiens privés français, européens et américains, avec en particulier le soutien de la société de logistique Marseillaise CMA CGM qui s’intéresse de près au transport du futur dans l’espace.

Le Président, Louis Gouyon de Matignon, au départ avocat spécialisé dans le droit des activités spatiales, a visionné pour sa thèse un podcast en 2019 au sujet des 50 ans de l’alunissage. La Planetary Society, organisme américain qui vulgarise la science avait permis de visionner le lancement d’une voile solaire dans l’espace. Cette découverte a fasciné Louis Gouyon de Matignon qui s’est aussitôt passionné par le projet de voile solaire et a mis sur pieds GAMA, en 18 mois, avec 2 cofondateurs, Andrew Nutter et Thibaud Elziere.

Pour construire sa voile solaire, Gama utilise le CP1, un matériau ultra léger de 2,5 microns d’épaisseur, fabriqué et utilisé depuis très longtemps par les américains, et utilisé récemment pour le satellite James Webb Télescope. Gama va déployer une couverture aluminisée de 75 mètre carré de CP1 dans l’espace, qui grâce à sa surface très réfléchissante, va pouvoir pousser dans l’espace des objets de 10 à 20 kilogrammes et de la taille d’une boite à chaussures grâce à la pression exercée par les photons solaires sur cette voile.

Cette voile est imbattable sur les longues distances grâce à une poussée continue qui lui donne une accélération constante. Cette voile pousse très loin, n’utilise aucun carburant et ne coûte que son lancement depuis la terre. Il a fallu réunir 400 000 dollars pour l’embarquer sur la fusée Falcon 9 de SpaceX et la mettre en orbite le 3 janvier 2023.

Inutilisable autour de la terre mais uniquement dans l’espace, la technologie de navigation d’une voile solaire est très complexe car pour naviguer il faut tenir compte des éclipses, du mouvement des planètes, et de bien d’autres paramètres.

Gama prépare son propre outil de navigation dans l’espace, « Sextant », un software développé en interne, un « Waze » du système solaire qui permet de définir des trajectoires dans l’espace.

Au travers de la BPI, Gama a bénéficié d’un engouement très fort de l’Etat Français qui finance généreusement tout projet à composante de R&D forte. Plus compliqué sera ensuite de trouver des investisseurs privés, sauf à se tourner vers des fonds d’investissements, déclare Louis Gouyon de Matignon.

Il nous rappelle que la démocratisation des activités spatiales va dans le sens de l’histoire, et déclare que Gama est un joli projet qui peut changer la donne sur le spatial à plus ou moins long terme. Nadia Didelot pour AeroMorning

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