Paris-Orly obtient l’Airport Carbon Accreditation niveau 5

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Paris-Orly obtient l’Airport Carbon Accreditation de niveau 5, marquant une nouvelle étape dans la décarbonation aéroportuaire

·       L’aéroport
parisien aurait atteint le niveau le plus élevé du programme international
Airport Carbon Accreditation, après avoir réduit de 92 % les émissions liées à
ses propres activités par rapport à 2010.

AeroMorning – John Smith – 13 octobre 2026

Paris-Orly atteint le niveau le plus élevé de l’Airport
Carbon Accreditation

L’aéroport de Paris-Orly a obtenu le niveau 5 de l’Airport
Carbon Accreditation (ACA), le niveau le plus élevé du programme international
de certification de la gestion du carbone pour les aéroports, selon des
informations publiées le 13 octobre 2026.

Paris-Orly a réduit de 92 % les émissions associées à ses
propres activités par rapport à 2010. L’aéroport a également atteint la
neutralité carbone pour ses émissions des scopes 1 et 2 avec cinq ans d’avance
sur son calendrier initial, tout en maintenant l’objectif d’atteindre zéro
émission nette sur l’ensemble de sa chaîne de valeur d’ici 2050.

Un aéroport peut obtenir le niveau 5 de l’ACA en
satisfaisant aux exigences relatives aux scopes 1 et 2, sans avoir éliminé ses
émissions de scope 3, car cette certification exige un engagement à les réduire
selon une démarche structurée, et non leur suppression immédiate.

Cette réalisation place Paris-Orly parmi un groupe croissant
d’aéroports dans le monde qui ont adopté des approches plus globales de la
gestion du carbone, allant au-delà des émissions directement contrôlées par les
exploitants aéroportuaires pour inclure celles générées tout au long de leurs
chaînes de valeur élargies.

Que signifie le niveau 5 de l’Airport Carbon
Accreditation ?

L’Airport Carbon Accreditation est un programme
international créé en 2009 par Airports Council International Europe (ACI
EUROPE). Il fournit aux aéroports un cadre d’évaluation indépendante leur
permettant de mesurer, gérer et réduire progressivement leurs émissions de
carbone.

Le programme comporte sept niveaux d’accréditation :
Cartographie, Réduction, Optimisation, Neutralité, Transformation, Transition
et niveau 5.

Le niveau 5 représente le niveau d’accréditation le plus
avancé du programme. Il exige des aéroports qu’ils démontrent des réductions
substantielles des émissions relevant de leur contrôle, qu’ils traitent les
émissions résiduelles au moyen de dispositifs d’élimination du carbone et
qu’ils s’engagent à atteindre zéro émission nette sur l’ensemble de leur chaîne
de valeur d’ici 2050 ou plus tôt.

La distinction entre les émissions directes d’un aéroport et
son empreinte carbone globale est particulièrement importante.

    • Scope
      1 :
      couvre les émissions directes provenant de sources contrôlées par
      l’exploitant aéroportuaire, telles que la combustion de carburants dans
      ses propres bâtiments, véhicules et équipements.
    • Scope
      2 :
      couvre les émissions indirectes associées à l’électricité, au
      chauffage et au refroidissement achetés.
    • Scope
      3 :
      comprend les autres émissions indirectes tout au long de la
      chaîne de valeur de l’aéroport, notamment celles liées aux compagnies
      aériennes, aux sociétés d’assistance en escale, aux fournisseurs et aux
      prestataires de transport terrestre.

Un aéroport qui atteint le niveau 5 ne prétend donc pas que
tous les avions utilisant ses pistes fonctionnent sans émissions. Cette
certification reconnaît plutôt les progrès réalisés dans la réduction et la
gestion des émissions propres de l’aéroport, tout en prenant en compte l’impact
environnemental plus large de ses activités.

Comment Paris-Orly a réduit ses émissions

Selon les informations publiées le 13 octobre, les progrès
de Paris-Orly reposent sur plusieurs mesures opérationnelles et énergétiques.

Une consommation énergétique réduite

En 2025, l’aéroport a réduit sa consommation d’électricité
d’environ 16 % par rapport à 2019, tandis que sa consommation de chaleur a
diminué d’environ 35 %.

Ces réductions ont été attribuées à des mesures comprenant
la modernisation des équipements et de l’éclairage, l’ajustement des réglages
du chauffage et de la climatisation, ainsi que l’amélioration de la gestion de
la ventilation.

La réduction de la demande énergétique est particulièrement
importante, car elle diminue les quantités d’électricité et de chaleur que
l’aéroport doit acheter ou produire, en complément de la décarbonation de son
approvisionnement énergétique.

Une part plus importante de chaleur renouvelable

Les sources renouvelables auraient représenté 87 % de la
chaleur consommée à Paris-Orly en 2025.

Ces sources comprenaient la géothermie, les pompes à chaleur
et la récupération de chaleur qui aurait autrement été perdue. Des garanties
d’origine pour le biométhane ont également été utilisées pour couvrir une
partie de la consommation de gaz naturel de l’aéroport.

La combinaison d’une demande plus faible et de sources
d’énergie moins carbonées a contribué à la réduction annoncée des émissions
opérationnelles de l’aéroport.

Des véhicules et des travaux de construction moins
carbonés

Paris-Orly remplace également progressivement les véhicules
conventionnels par des véhicules électriques et utilise des carburants moins
carbonés pour les équipements qui ne peuvent pas facilement être électrifiés,
tels que certains véhicules de déneigement.

Les projets de construction et d’infrastructure constituent
un autre volet de la stratégie environnementale de l’aéroport. La rénovation en
cours de la piste 4, par exemple, vise à recycler près de 90 % des matériaux
issus de la démolition, notamment le béton et l’asphalte.

L’aéroport prévoit également de développer sa production et
son utilisation d’énergie solaire.

Traiter les émissions au-delà de l’exploitant
aéroportuaire

Les émissions du scope 3 représentent un défi plus complexe,
car elles proviennent d’activités que l’exploitant aéroportuaire ne contrôle
pas directement.

Les priorités annoncées pour Paris-Orly comprennent
l’encouragement des compagnies aériennes à accroître leur utilisation de
carburants d’aviation durables, l’amélioration des liaisons de transport public
pour les passagers et les employés, ainsi que la réduction des émissions des
avions pendant leur roulage.

Ces mesures illustrent la distinction entre la décarbonation
des infrastructures aéroportuaires et la réduction de l’impact environnemental
de l’aviation dans son ensemble.

Les autres grands aéroports du monde détenant le niveau 5
de l’ACA

Paris-Orly rejoint un groupe international d’aéroports ayant
atteint le niveau le plus élevé du programme. L’annuaire officiel de l’Airport
Carbon Accreditation répertorie des aéroports en Europe, dans la région
Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et dans d’autres régions.

La sélection suivante comprend plusieurs aéroports
internationaux et d’autres aéroports notables dont le statut de niveau ACA 5
apparaît dans l’annuaire du programme. Elle n’est pas exhaustive et les niveaux
d’accréditation peuvent évoluer.

Aéroport

Pays ou territoire

Exploitant

Paris-Orly (ORY)

France

Groupe ADP

Amsterdam-Schiphol (AMS)

Pays-Bas

Royal Schiphol Group

Aéroport d’Adélaïde (ADL)

Australie

Adelaide Airport Ltd

Aéroport d’Helsinki (HEL)

Finlande

Finavia

Aéroport international Rajiv Gandhi d’Hyderabad (HYD)

Inde

GMR Hyderabad International Airport Ltd

Aéroport international de Naples (NAP)

Italie

GESAC

Stockholm-Arlanda (ARN)

Suède

Swedavia

Aéroport international de Salvador Bahia (SSA)

Brésil

VINCI Airports

Les meilleurs aéroports américains atteignent le niveau
4+ de l’ACA, selon ACI Europe

Aéroport

Niveau ACA

Dallas-Fort Worth (DFW)

4+

San Diego (SAN)

4+

Phoenix Sky Harbor (PHX)

4

San Francisco (SFO)

4

Philadelphie (PHL)

4

Cette sélection montre que le niveau 5 n’est pas réservé aux
plus grands hubs internationaux du monde. Il comprend de grandes plateformes
métropolitaines, des portes d’entrée régionales ainsi que des aéroports
desservant des communautés plus petites ou géographiquement isolées.

L’annuaire comprend également des aéroports tels qu’Ivalo,
Kittilä, Kuusamo et Rovaniemi, en Finlande, ce qui témoigne de la participation
de réseaux aéroportuaires entiers à des programmes complets de gestion du
carbone.

Qu’en est-il de Paris-Charles-de-Gaulle ?

La réussite annoncée de Paris-Orly ne doit pas être
confondue avec le statut d’accréditation de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG).

Dans l’annuaire de l’Airport Carbon Accreditation consulté
pour cet article, Paris-Charles-de-Gaulle est répertorié au niveau 4, tandis
que Paris-Orly figure au niveau 5. Paris-Le Bourget est également répertorié
séparément, au niveau 4.

Cette distinction est importante, car l’accréditation est
attribuée individuellement à chaque aéroport, même lorsque plusieurs d’entre
eux sont exploités par le même groupe. Les progrès réalisés par un aéroport ne
signifient pas automatiquement que l’ensemble du réseau de son exploitant a
atteint le même niveau.

La stratégie environnementale plus globale du Groupe ADP
vise néanmoins à réduire les émissions liées à ses activités et à sa chaîne de
valeur, avec un objectif de zéro émission nette à l’horizon 2050.

Les limites de l’accréditation carbone des aéroports

Bien que le niveau 5 de l’ACA représente une étape
importante dans la gestion du carbone des aéroports, il ne signifie pas qu’un
aéroport a éliminé toutes les émissions associées à l’aviation.

Les avions restent une source majeure d’émissions, et leur
consommation de carburant dépend de facteurs tels que la technologie des
appareils, la distance des vols, les coefficients de remplissage, les
procédures opérationnelles et les carburants utilisés.

Les aéroports peuvent influencer certains de ces facteurs
grâce aux infrastructures, à la coordination opérationnelle, à l’accessibilité
terrestre et aux incitations en faveur de carburants d’aviation moins carbonés.
Cependant, ils ne peuvent pas contrôler de manière indépendante toutes les
opérations des compagnies aériennes ni l’ensemble des émissions de l’aviation
sur leur cycle de vie.

Le défi du scope 3 est donc central pour la prochaine phase
de la décarbonation aéroportuaire. Réduire les émissions des bâtiments et des
véhicules de l’aéroport ne constitue qu’une partie du travail ; les progrès
dois également concerner les compagnies aériennes, les opérations au sol,
les fournisseurs et l’accès des passagers à l’aéroport.

L’intérêt du niveau 5 réside dans la combinaison de
réductions substantielles des émissions directement contrôlées et d’une
stratégie plus globale portant sur l’empreinte environnementale élargie de
l’aéroport.

Conclusion : une étape importante pour Paris-Orly, mais
pas la fin du parcours

L’obtention annoncée du niveau 5 de l’ACA marque une étape
importante dans la stratégie de décarbonation de Paris-Orly. La réduction de 92
% des émissions liées à ses propres activités par rapport à 2010, conjuguée à
l’atteinte anticipée annoncée de la neutralité carbone pour les scopes 1 et 2,
démontre l’importance de l’efficacité énergétique, du chauffage moins carboné,
de l’électrification des véhicules et des améliorations opérationnelles.

Le prochain défi consiste à poursuivre la réduction des
émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’aéroport, notamment en
encourageant l’utilisation de carburants d’aviation durables, en améliorant les
transports publics et en réduisant les émissions des opérations au sol (Scope
3).

Les progrès de Paris-Orly reflètent également une tendance
internationale plus large : les aéroports sont de plus en plus évalués non
seulement sur leur propre consommation d’énergie et leurs émissions directes,
mais aussi sur leur capacité à influencer l’impact environnemental de
l’écosystème aéronautique qui les entoure.

La distinction essentielle demeure la suivante : le
niveau 5 de l’ACA reconnaît une gestion avancée du carbone aéroportuaire et un
engagement en faveur de la décarbonation de la chaîne de valeur. Il ne certifie
pas que l’aéroport, ou les avions qui l’utilisent, est entièrement exempt
d’émissions.

 

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