AeroMorning March 2, 2026
Introduction
Depuis le début des années 2020, les drones kamikazes — aussi appelés loitering munitions — ont profondément transformé les conflits modernes. L’un des plus emblématiques est le drone iranien HESA Shahed‑136, utilisé notamment par la Russie en Ukraine.
Face à l’efficacité de ce système simple et bon marché, les États-Unis ont développé leur propre équivalent : Low‑cost Uncrewed Combat Attack System, souvent considéré comme une version américaine du Shahed.
Origine et développement
Le drone LUCAS (Low-Cost Uncrewed Combat Attack System) est développé par la société américaine SpektreWorks. Il est officiellement présenté en 2025 lors d’une démonstration au Pentagone consacrée aux nouveaux systèmes autonomes militaires.
Selon plusieurs analyses, le système a été reverse-engineered, c’est-à-dire conçu après étude et démontage du drone iranien Shahed-136.
Cette démarche marque un changement important dans la doctrine américaine : au lieu de privilégier uniquement des systèmes coûteux et sophistiqués, le Pentagone cherche désormais à produire des drones simples et bon marché en grande quantité, capables de saturer les défenses ennemies.
Un drone kamikaze à bas coût
Le LUCAS appartient à la catégorie des drones suicides : il est conçu pour s’écraser sur sa cible avec une charge explosive.
Caractéristiques principales
- Type : drone kamikaze / munition rôdeuse
- Longueur : environ 3 mètres
- Envergure : environ 2,4 mètres
- Charge explosive : environ 18 kg (40 livres)·
- Portée : jusqu’à 800 km environ
- Moteur : moteur à piston avec hélice arrière
- Prix unitaire : environ 35 000 dollars
Ce coût est très faible comparé aux missiles de croisière, qui peuvent dépasser 1 million de dollars.
Une copie du Shahed iranien ?
Le LUCAS est souvent décrit comme un clone du Shahed-136 en raison de fortes ressemblances :
· configuration en aile delta triangulaire
· hélice propulsive à l’arrière
· drone jetable destiné à saturer les défenses
· fabrication relativement simple et peu coûteuse
Certains analystes parlent explicitement d’une copie ou d’un équivalent américain du Shahed.
Cependant, le système américain possède aussi certaines améliorations possibles :
· architecture modulaire
· capacités de communication en réseau
· intégration dans les systèmes de commandement américains
· possibilité d’être lancé depuis camions, catapultes ou navires.
Premières utilisations opérationnelles
Le drone LUCAS a été testé par la marine américaine et peut être lancé depuis certains navires militaires.
Selon des informations récentes, il aurait été utilisé pour la première fois en combat lors d’opérations militaires américaines contre des infrastructures iraniennes, marquant l’entrée officielle de ce drone dans les opérations réelles.
Cette utilisation confirme la stratégie américaine appelée “affordable mass”, qui consiste à employer un grand nombre de systèmes peu coûteux plutôt que quelques armes très chères.
Une nouvelle logique de guerre
Le développement du LUCAS illustre un changement majeur dans les conflits modernes :
· multiplication des drones bon marché
· saturation des défenses aériennes
· importance croissante de la production de masse
Le succès des drones iraniens sur plusieurs théâtres d’opération a donc influencé les doctrines militaires occidentales, poussant les États-Unis à adopter des concepts similaires.
Conclusion
Le drone LUCAS représente une évolution importante dans la stratégie militaire américaine. Inspiré du Shahed-136 iranien, il montre que même les grandes puissances militaires adoptent désormais des systèmes simples, bon marché et produits en masse.
Dans les guerres modernes, la supériorité technologique ne suffit plus : la quantité et le coût deviennent aussi des facteurs décisifs.




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