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Easyjet, une compagnie leader vers une aviation décarbonée

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Toulouse, le 20 Mars 2021                         

Les objectifs fixés par l’accord de Paris 2016 sur le climat demandent :

–    Une réduction de 40% des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) en 2030 par rapport à 1990

–    Une neutralité carbone en 2050.

L’étude Roland Berger de février 2019 sur le climat montre l’augmentation moyenne de la température mondiale entre 1947 et 2014 et indique les grands secteurs où agir pour réduire les GES.

EasyJet s’est toujours distinguée dans le développement durable et a engagé de nombreuses actions pour réduire les émissions carbone :

a – Rajeunissement et optimisation de la flotte d’avions. EasyJet a choisi Airbus et est le 1er client Airbus A320neo en Europe, avion moderne et très économe en carburant,

b – changements dans la manière de piloter, de faire du roulage au sol et avec une optimisation des trajectoires.

La crise Covid 19 a permis de nouvelles réflexions de tous les acteurs sur la façon d’atteindre les objectifs de réduction de l’empreinte carbone lors de la reprise de l’activité aérienne.

Atteindre ces objectifs est un travail collectif entre les opérateurs et l’industrie :

–    Les opérateurs cherchent des solutions aussi efficaces que possibles, avec des adaptations, de nouvelles infrastructures, et des mesures de compensation des émissions carbone.

–     L’industrie aéronautique développe une feuille de route pour adapter et développer des produits plus écologiques. Des efforts importants sont déployés pour mettre sur le marché des technologies avancées et économes en émissions.

Aujourd’hui les gains en termes de consommation de carburant vont au-delà de 20% par rapport aux avions de  génération précédente d’avions et la technologie n’a pas fini de progresser.

Il n’y a pas une seule manière d’atteindre la neutralité carbone et de nombreuses voies sont explorées.

L’une concerne l’utilisation de l’hydrogène comme énergie en replacement du kérosène. Beaucoup de travail est donc en cours sur la disponibilité de l’hydrogène.

Avec celui-ci, on peut alors

–     soit adapter les systèmes de propulsion : les turbomoteurs peuvent fonctionner à l’hydrogène,

–     soit installer sur avion une pile à combustible délivrant de l’énergie électrique à des moteurs électriques assurant ou (propulsion hybride) participant à la propulsion,

–   soit utiliser l’hydrogène pour le développement de carburants synthétiques permettant un gain significatif en CO2.

Airbus à lancé en sept 2020 des travaux de recherche sur plusieurs concepts d’avions à  hydrogène, certains sont à l’étude avec une architecture classique :  un court courrier type turboprop , environ 100 passagers et un avion avec turbofan, de capacité de 200 passagers, de portée 4000 km environ. Les contraintes particulières de l’hydrogène (volume important par rapport au kérosène) font qu’Airbus regarde d’autres formes d’avions du type ailes volantes capables de stocker de grands volumes, etc.

Airbus pense être en mesure de sélectionner les technologies en 2025 pour une entrée en service en 2035 d’un nouvel avion court/ moyen-courrier significativement respectueux de l’environnement puisque l’hydrogene ne rejette que de l’eau .

Une autre voie qui permet d’atteindre la neutralité carbone concerne l’utilisation de carburants synthétiques durables (SAF Sustainable Aviation Fuel). Aujourd’hui les avions sont compatibles avec une utilisation mixte à 50% de carburant synthétique. Des efforts de recherche importants sont développés pour porter ce pourcentage à 100% de carburant durable d’ici à 2030. Airbus d’ailleurs a annoncé  le 17 mars entreprendre une étude sur le sujet  et a démarré une serie d’ essais en vol avec un A350. 

Airbus collabore avec les opérateurs, les aéroports, les énergéticiens et les gouvernements. Cela lui permet de mieux connaitre et suivre l’évolution de car seul un travail conjoint avec tous les acteurs permettront d’atteindre les objectifs de neutralité carbone. 

Pour continuer à exister demain, les entreprises doivent se transformer et se soucier du changement climatique dès aujourd’hui alors que ces nouveaux avions ne sont pas encore disponibles.

La neutralité carbone c’est zéro émission nette. L’objectif n’est pas d’atteindre immédiatement le zéro émission nette, une période de transition doit être considérée. Durant celle-ci, il faut réduire les émissions et faire de la compensation des émissions restantes.

Pour réduire ses émissions Easy Jet travaille avec EcoAct, une société de conseil en stratégie de réduction des émissions de carbone, reconnue au niveau international et rachetée en juillet 2020 par ATOS pour analyser ses millions de données et permettre de réduire son empreinte carbone par une meilleure utilisation de ses avions.

Dans ce cadre transitoire, EasyJet a aussi engagé plusieurs actions pour compenser ses émissions (reforestations, financement de projets d’énergie renouvelables, etc). Ces actions EasyJet suivent les standards de compensation carbone, sont audités par des tiers accrédités par l’ONU et capables de mesurer les gains carbone.

Pour le moyen/ long terme (2050) , les efforts en cours doivent permettre d’atteindre le zéro émission nette pour traiter efficacement le changement climatique, défi majeur du 21ème siècle. EasyJet, acteur majeur du transport aérien, entend continuer de contribuer et de participer activement à cette action pour l’industrie aéronautique, en collaborant avec tous les acteurs impliqués et en compensant ses émissions durant la période transitoire avant l’introduction de nouveaux avions zéro émission carbone. Nadia Didelot pour AeroMorning

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