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Comment appréhender les compétences non techniques chez les soignants?

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Il y a 40 ans, l’amélioration de la sécurité aérienne est passée par la formation sur les facteurs humains, avec notamment l’importance de développer le travail en équipe et tout ce que cela comprend en termes de communication, partage de tâches, conscience de la situation, leadership… Dans le domaine de la santé, de nombreuses améliorations ont été notées ces dernières décennies aussi bien sur le matériel et les médicaments dont disposent les soignants, que sur les procédures à appliquer (recommandations des sociétés savantes par exemple). En revanche, la formation des soignants reste quasi exclusivement basée sur l’acquisition de compétences techniques. Pour améliorer la sécurité dans le soin, il devient urgent d’introduire la notion de facteurs humains, et en particulier celle sur les compétences non techniques. Différents acteurs essaient d’insuffler ces notions, à l’image par exemple de l’association Facteurs Humains en Santé (www.gifh.eu) mais ce changement culturel profond va prendre du temps.Pour introduire la notion de compétences non techniques, des professionnels de l’institut Claudius Regaud (IUCT-Oncopole) de Toulouse ont imaginé une formation originale sur une journée: amener des soignants médicaux et paramédicaux dans un domaine où aucun d’entre eux ne possède de compétence technique, à savoir piloter un Airbus A320! Pour ce faire, une convention a été signée avec la société Aviasim, qui gère plusieurs centres de simulation d’avions en France. Après une formation théorique et une mise en pratique au cours d’un vol de démonstration de 20 minutes, les participants par groupe de 3 se retrouvent aux commandes d’un A320. Le Dr Régis Fuzier, médecin anesthésiste à l’Oncopole de Toulouse, mais également titulaire d’une licence de pilote professionnel, assure la séance de simulation. Les participants sont filmés pendant tout le vol. Pendant ce temps, les 2 autres groupes travaillent avec David Verger, responsable du service qualité de l’oncopole, sur la culture sécurité et en particulier, les outils de fiabilisation de la communication. A la fin de la journée, un débriefing général est organisé avec visualisation des vidéos et analyse des points positifs et des axes d’amélioration. La convention signée avec la société Aviasim permet d’envisager une délocalisation de cette formation dans plusieurs villes de France (en plus de Toulouse-Beauzelle) : Lille, Lyon, Nice, Paris.

Source: FranceInfo

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