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Aérospatial et défense : deux secteurs en quête de renouvellement et d’attractivité.

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En constante évolution, les secteurs de l’aérospatial et de la défense doivent aujourd’hui se défaire d’une image ternie par la nature et l’impact de leurs activités. Ces deux secteurs sont ainsi dans l’obligation de se renouveler pour augmenter leur attractivité auprès du grand public autant que des potentiels partenaires et des jeunes talents, tout en étant en phase avec les grands enjeux de notre époque.

Donner plus de sens à ces secteurs

Progressivement, la filière aéronautique et spatiale poursuit sa transformation vers l’industrie du futur en priorisant notamment la modernisation et la numérisation de la supply chain. Des progrès technologiques qui ne doivent pas pour autant faire oublier les questions environnementales et les nombreux efforts que doivent consentir les industries pour tenter d’enrayer les prévisions peu réjouissantes des scientifiques. Souvent pointé du doigt pour son impact environnemental négatif, le secteur aéronautique accélère en Recherche & Développement pour définir et concevoir l’avion décarboné de demain, digital et connecté. En l’occurrence, le secteur européen de l’aviation s’est fixé comme objectif d’atteindre, à l’horizon 2035, le stade d’une aviation assurant zéro émission de carbone. Ces ambitions démontrent la volonté, désormais affirmée, de tendre vers l’avion « vert » qui pourrait utiliser de l’hydrogène, un carburant propre en comparaison du kérosène.

Une tendance que la filière spatiale semble également suivre. En effet, au-delà des enjeux de conquêtes spatiales et de vol habité, l’exploration spatiale, grâce à l’apport de ses technologies, peut également contribuer à des avancées majeures dans plusieurs domaines stratégiques comme la transition écologique, la gestion environnementale, l’observation de la terre ou encore la climatologie.

Si l’aérospatiale se dirige progressivement vers une industrie verte, la défense, quant à elle, cherche à aller au-delà de son image martiale pour se concentrer davantage sur la notion de sécurité dans la société, qu’elle soit physique ou numérique. S’il est toujours prioritaire de fournir les armées en armes et en équipements, la cybersécurité est devenue un élément fondamental aussi bien pour assurer la stabilité d’un pays que les activités d’une entreprise. En témoigne la récente affaire d’espionnage étatique, connue sous le nom de Pegasus, qui montre que chaque État doit protéger ses intérêts et concitoyens contre des intrusions toujours plus nombreuses et complexes. Il en va de la légitimité et de la souveraineté d’un pays que de pouvoir renforcer sa sécurité sur le champ du numérique.

Mieux communiquer pour être attractif

Les dynamiques que l’on observe au sein de ces secteurs traduisent un réel besoin d’améliorer une communication qui peinait jusqu’ici à séduire le grand public. Les projets du type Space X démontrent que la mise en avant d’une personnalité forte, capable de rassembler les foules, comme peut le faire Elon Musk, sont en mesure de séduire celles et ceux qui ne manifestaient pas un grand intérêt pour ces évènements. Si ce dernier exemple est à l’initiative d’une entreprise privée, les grandes agences spatiales publiques vont s’inspirer de cette expérience dans le cadre de la conquête de Mars.

La concurrence du secteur privé peut donc servir l’aérospatial et la défense en augmentant leur attractivité. Un raisonnement qu’il est possible de pousser plus loin encore avec l’exemple du programme Blast, à l’initiative d’acteurs comme l’École Polytechnique ou encore l’Office national d’études et de recherches aérospatiales pour ne citer qu’eux, qui cherche à soutenir et développer des projets de startups dans le domaine de l’aéronautique, de la défense et du spatial. L’objectif est double, bénéficier de la recherche effectuée sur ces projets tout en attirant de nouveaux investisseurs et des jeunes talents. Cette dynamique positive doit inciter les gouvernements à co-construire des projets compétitifs et attractifs avec des entreprises et les nombreux acteurs de la formation. N’oublions pas que ces partenariats, bien que bénéfiques au rayonnement de ces secteurs, permettent aussi et surtout aux États d’affirmer leur puissance technique et technologique auprès d’autres nations.

Source : Hélène Doumerc, Directrice du développement chez SII Group.

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